« Le potentiel révolutionnaire de l’IA est d’aider les experts à appliquer leur expertise plus efficacement et plus rapidement. Mais pour que cela fonctionne, il faut des experts. Or, l’apprentissage est un processus de développement humain désordonné et non linéaire, qui résiste à l’efficacité. L’IA ne peut donc pas le remplacer », explique la sociologue Tressie McMillan Cottom dans une tribune au New York Times. « L’IA recherche des travailleurs qui prennent des décisions fondées sur leur expertise, sans institution qui crée et certifie cette expertise. Elle propose une expertise sans experts ». Pas sûr donc que cela fonctionne.
Mais, si ce fantasme – qui a traversé toutes les technologies éducatives depuis longtemps – fascine, c’est parce qu’il promet de contrôler l’apprentissage sans en payer le coût. Plus que de réduire les tâches fastidieuses, l’IA justifie les réductions d’effectifs « en demandant à ceux qui restent de faire plus avec moins ». La meilleure efficacité de l’IA, c’est de démoraliser les travailleurs, conclut la sociologue.
Stream "Punchlines"
- ↪ Une bulle… de pouvoir
- ↪ Le produit toxique des Big Tech ne sont pas les réseaux sociaux…
- ↪ Palantir, l’entreprise métapolitique
- ↪ L’épuisement de l’IA
- ↪ L’IA, ce piège de la responsabilité
- ↪ L’allocation de droits n’est pas un problème d’ingénierie
- ↪ Les villes seront-elles les nouveaux régulateurs de la Tech ?
- ↪ ChatGPT, une solution pandémique ?
- ↪ L’Etat dans le nuage
- ↪ La productivité de l’IA au travail est toujours incertaine