« Depuis que le camp de l’émancipation a renoncé à combattre l’aliénation et a adopté les « innovations » du capital en les saluant comme des progrès, il ne cesse de multiplier les défaites. Parce que, précisément, ces innovations garantissent une passivité face à la réalité capitaliste qui sape les bases de toute tentative sérieuse d’émancipation. » Pour le journaliste Romaric Godin de Mediapart, l’IA générative ne conduira la gauche nulle part. « Le capital est le principe dominant de cette technologie qui est à son service. » « Si l’État prenait le contrôle de l’IA aujourd’hui, il la mettrait au service de la société capitaliste comme une matière première. Il en assurerait donc l’abondance bien davantage que la sobriété. Cela changerait certes les rapports de force au sein du capital, mais cela ne changerait rien à la centralité du capital dans la société. »
Mais surtout, rappelle le journaliste, à quoi sert l’IAG dans la lutte pour l’émancipation ? « En réalité, cette technologie n’est pas qu’un simple outil que l’on pourrait aisément retourner. La gestion de l’économie du capitalisme tardif passe par le déni des crises économiques, anthropologiques et écologiques. Et l’IAG est l’outil conçu pour organiser ce déni. Son développement est un choix du capital qui a investi et continue d’investir dans cette technologie au détriment d’autres technologies qui pourraient davantage répondre aux besoins de l’humanité. »
Stream "Punchlines"
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