« L’État plateforme n’a pas été une grande politique publique globale et concertée. Elle est restée, dans les faits, une accumulation de projets ». (…)
« A aucun moment on a discuté de savoir si c’était bien de pouvoir accéder à l’État chez soi ou sur son mobile. Jamais ce problème n’a été mis en délibération. On n’en a pas discuté, car les savoirs de gouvernements qui ont cadré ces situations, comme l’informatique ou le design, ne se préoccupent pas beaucoup de politique et de délibération. Ils ont un rapport assez normatif à l’efficacité : si c’est adopté par les utilisateurs, c’est que c’est bien. C’est là une pensée politique assez libérale qui se passe parfaitement de la connaissance comme du droit ». (…)
« Si le numérique est aussi propice au contournement démocratique, cela a à voir avec le mode d’existence de la technique. On ne sait pas bien faire parler politique la technique. Bien souvent, on la réduit à l’idéologie, aux conceptions politiques ou aux trajectoires de ses concepteurs, mais on ne pense pas bien le type d’autonomie qu’à cette technique et ce qu’elle est capable de façonner. Les effets de la technique restent quelque chose qui sont assez peu et assez mal compris. » Marie Alauzen
Stream "Punchlines"
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- ↪ Vers la montée des préjudices d’inférences
- ↪ Les coopératives de nounous pour lutter contre les plateformes
- ↪ « Laissez-nous filtrer ces inepties générées par l’IA, bande de lâches ! »
- ↪ Ne leur donnez jamais votre visage
- ↪ L’algorithme a encore gagné
- ↪ Réguler l’IA ? Non !
- ↪ Conception de produits : le boom de l’automatisation
- ↪ Data centers : une résistance populaire
- ↪ Tension de la productivité : le goulot de la diffusion