L’impressionnante newsletter de data visualisation Data Drops publiée par le collectif Sheets Works consacre un de ses numéros à ceux qui font tenir l’internet. Ils évoquent par exemple le travail de Paul Eggert, enseignant à l’UCLA, qui maintient à jour pendant son temps libre, la « base de données des fuseaux horaires », qui répertorie toutes les règles relatives à l’heure à travers le monde. Une des bases de données infrastructurelles du net.
Les auteurs de Data Drops ont récupéré l’historique complet de 23 logiciels dont dépendent les téléphones, les navigateurs et les serveurs, « ont recensé toutes les personnes ayant apporté au moins dix modifications à chacun d’entre eux entre octobre 2025 et octobre 2026. 11 projets sur 23 ne comptaient qu’une ou deux personnes pour assurer le travail courant. »
L’article évoque de nombreux autres de ces mainteneurs de l’internet souvent bénévoles et qui peinent à trouver des financements pour assurer ce travail pourtant essentiel.
Dans la liste de Data Drops ne figure pas Ondrej Sury, un bénévole tchèque qui maintient les outils qui permettent à des millions d’administrateurs de mettre à jour PHP rapidement, explique The Atlantic, qui lui consacre un portrait et une interview.
Stream "Ça (dys)fonctionne"
- ↪ Mini-manuel d’insurrection informationnelle
- ↪ Toujours aucun signe indiquant que l’IA stimule la croissance de la productivité
- ↪ L’interrupteur algorithmique, une fausse bonne idée ?
- ↪ Surveiller l’antisyndicalisme
- ↪ La probabilité ne connaît pas de garde-fous
- ↪ La surveillance ou le progrès social
- ↪ Avec les manutentionnaires de robotaxis
- ↪ La technologie n’explique pas la montée des inégalités : la corruption, oui !
- ↪ Quels travailleurs détestent le plus l’IA ?
- ↪ Quelles formations recherchez-vous ? La réponse dépend toujours de là où vous habitez