Sur le framablog, Pierre-Yves Gosset publie une excellente et fouillée histoire des rapports de l’État français et du le logiciel libre. Des années 60 à aujourd’hui, cette chronologie souligne que l’ambivalence entre souveraineté et dépendance est complexe, faite d’avancées et de reculs, de conquêtes et d’abandons. Le prétexte de cette prise de recul est une défense du projet porté par La Suite numérique à la Dinum, une suite d’outils collaboratifs libres pour les agents de l’État. « Une initiative publique louable, politiquement courageuse, et plus prometteuse que ne le disent ses détracteurs. »
« C’est une initiative précieuse, parce qu’elle rouvre un espace politique que l’État français a trop souvent laissé se refermer : celui d’un numérique public plus libre, moins dépendant d’éditeurs ou de cabinet de conseils dont l’objet est moins de servir la population que de se servir sur les institutions. » Oui, l’autonomie numérique passe d’abord par des projets concrets et fonctionnels et se bâtit, d’une brique l’autre.
MAJ du 12/05/2026 : Dans un article pour le magazine de l’Ecole de Paris du Management de mars 2026, Pierre Pezziardi, conseiller de la directrice de la Dinum, revient sur le projet de la Suite numérique et son histoire justement.
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